Dance of the Dead - 2005

Dans un monde dévasté par de mystérieuses pluies acides, une jeune serveuse découvre le monde de la nuit et ses horreurs...

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La série des Masters of Horror réunit les plus grands réalisateurs de films d'horreur sur un format d'une heure : John Carpenter, Dario Argento, Joe Dante, John Landis, Don Coscarelli, Stuart Gordon, le détonant Takeshi Miike et biensûr Tobe Hooper... Des réalisateurs, pour les vieux de la vieille (Miike est à part), qui ont aussi un point commun : leurs classiques respectifs ont plus de 10 ans.

C'est l'occasion de montrer à ces petits jeunes qu'ils en ont encore sous la chaussure !

C'est d'ailleurs ce qu'essaye de faire Tobe Hooper avec ce Dance of the Dead inspiré d'une nouvelle de Matheson et scénarisé par le petit fils de l'écrivain. On sent qu'il veut nous prouver quelque chose, retrouver une liberté de ton qui s'était perdue dans des oeuvres de commande. On sent que le vieux singe veut et peut encore nous faire la grimace.

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En résulte un montage clippesque à la MTV, avec beaucoup d'effets tapes-à-l'oeil bien perturbants. La sensation est assez désagréable et suivre le film avec ce parasitage permanent est difficile.

C'est dommage car il y a un réel soin dans le travail de la photographie ou dans la direction d'acteur. L'ambiance post-apocalyptique est particulièrement bien rendue et Robert Englund (le bon copain de Tobe Hooper) dans son rôle de maître de cérémonie de la Doom Room est parfait. En quelques images, la boîte de nuit arrive à être à nos yeux un lieu sulfureux et dangereux.

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Néanmoins, l'histoire plutôt confuse manque d'un vrai point de vue et la fameuse danse de la mort (un zombie qui s'agite sous des chocs électriques), censée être le clou du spectacle, m'a franchement laissé de marbre...

On est très loin des meilleurs épisodes de la série comme la satire politique et Zombiesque de Joe Dante, Vote ou Crève, ou bien la Fin Absolue du Monde qui avec une économie d'effets prouve que John Carpenter sait encore nous faire gamberger...

Dance of the Dead fonctionne par bribes, intrigue fortement mais déçoit en même temps.